Avatar : La critique de Nerd
Posté le December 18, 2009 par Petrif
Mardi soir, parti pour complètement autre chose, je me retrouvai bon gré mal gré à l’avant première du tant attendu Avatar. Ayant réussi à passer tant bien que mal entre les mailles des divers trailers en tous genres, j’ y allais sans a priori aucun.

Avant d’attaquer l’histoire, commençons par ce que tout le monde sait; le film est visuellement splendide, la faune et la flore de la planète Pandora sont magnifiquement réalisées, que ce soient les textures, les mouvements, du fantastique réaliste. De même que les paysages, et les divers plans permettent vraiment une immersion totale dans ce monde encore pur et innocent de toute perversion (poil au gnafron). Même les personnages numériques sont attachants, le souci du détail, les divers mouvements du visage, et des yeux en particulier proposent une large palette de sentiments. On a tellement vu de bonshommes en image de synthèse dont le visage reflétait autant d’émotion qu’un pied de poële en fonte que du coup on apprécie grandement. Bref, vous l’avez compris, dans le domaine du fantastique – SF, esthétiquement, on se retrouve avec un incontournable, à l’instar d’un District 9, Avatar marquera un tournant dans la maîtrise de l’image de synthèse.
MAIS ! Et là c’est le grand mais, pourquoi avoir privilégié autant le visuel au détriment du scénario !
En effet, quel est-il ? Et bien nous sommes dans le futur, une planète encore vierge possède en son sol une pierre qui serait très utile aux méchants terriens qui installent peu à peu leurs colonies en ces lieux saints pour les autochtones bleus et proches de la nature.
Je ne peux m’empêcher d’être déçu, non pas que je regrette d’avoir vu le film, non certainement pas, mais pourquoi partir sur un scénario aussi simple(iste) ? Avec des clichés vus et revus (méchants technos VS gentils nature, soldat désabusé, histoire d’amour prévisible, rival autochtone qui se transforme en amitié), on nous offre une énième revisitation des méchants colons qui viennent tout raser et évangéliser les masses indigènes (Pocahontas style).
Alors bien sûr, on se laisse porter par l’aventure, mais il y a toujours ce pincement dû au fait qu’on passe très près d’un chef d’œuvre, le film évoque des énergies électriques, une forêt cérébrale avec des ramifications, et puis… plus rien, on approfondit rien. Bien sûr, le choix de la simplicité est compréhensible, toucher le plus grand monde, un retour à des grandes épopées visuelles, mais bon un peu de subtilité n’aurait pas fait de mal. En l’occurrence, on sent tout venir à des kilomètres, et du coup, heureusement qu’il nous reste l’image splendide du film pour nous consoler.
Bref, Avatar est un divertissement, esthétiquement il marquera, c’est certain, mais la légèreté du scénario lui causera certainement beaucoup de tort auprès d’un public cinéphile qui attend retournement de situation et changements de rythmes en tous genres.
D’ailleurs ce film suscite des réactions pour le moins variées, pour ceux qui voudraient une autre vision du film, jetez donc un œil aux commentaires intéressants et instructifs de cet article.
Ma note : 6.5/10
Si tu aimes la salsepareille et les bonnets blanc : 9/10
Commentaires (1)






Bizarrement, pas étonné….
Trop d’effets ont tué l’histoire; c’était prévisible…
Ah, au fait; suis en congés, vais pouvoir reprendre les articles ici !!