Une forte pluie s’abat sur nos Playstations 3 : Heavy Rain a débarqué.
Posté le February 28, 2010 par Mickrey
Exclusivité PS3, Heavy Rain a débarqué le 24 février dernier dans les rayons de nos revendeurs européens. Sorte de croisement entre un jeu vidéo et un film interactif, Heavy Rain est surtout une expérience vidéo-ludique à vivre.

Edité par Sony, développé par Quantic Dream.
Une chose est sûre, Heavy Rain est un jeu bien à part, perdu au milieu de tous ces produits qui ressemblent un peu tous au précédent.
Le tueur à l’origami enlève de jeunes garçons, et les laisse à une mort quasi certaine, noyés dans de l’eau de pluie. Les corps sans vie sont ensuite retrouvés dans des terrains vagues, une orchidée sur la poitrine. (on dira ce qu’on veut, c’est quand même plus classe que d’aller enterrer un corps dans le bois de Marcinelle… après, moi, c’que j’en dis…)
Heavy Rain vous propose alors d’incarner, tour à tour, un agent du FBI qui tente de retrouver le tueur, un détective privé qui poursuit grosso modo le même objectif, mais aussi le père du dernier garçon enlevé qui fera tout (si vous le décidez) pour retrouver sa progéniture, et enfin Madison, que j’en suis sûr vous avez déjà tous vu à demi nue dans les extraits largement diffusés sur le net (ne niez pas, petits coquinous !), et dont les motivations nous sont dévoilées par petites doses au fil de l’histoire.
Au croisement de Saw et tout bon film de serial killer qui soit, Heavy Rain vous place aux commandes, et c’est vous qui déciderez de l’évolution des personnages, de leurs choix, et du coup… de leur avenir. Parce que, oui, dans Heavy Rain, les héros peuvent mourir sans pour autant aboutir à un infâme Game Over.
Finalement, le joueur est devant une expérience de jeu qui vaut vraiment la peine d’être tentée, mais qui a aussi ses défauts.
On regrettera par exemple que les choix de certains semblent apporter magiquement des informations aux autres protagonistes, nous donnant l’impression d’avoir loupé une scène. Petit bémol aussi sur la toute fin du jeu (pas de spoiler, rassurez vous), où on assiste à une espèce de patchwork de microscènes qui nous donne une vision plutôt bonne mais assez décousue des conséquences de nos choix.
Graphiquement, le jeu est TRES inégal : on passe par exemple de visages superbement modélisés, à des animations nettement moins convaincantes, surtout lorsque les personnages interagissent avec leur environnement. On aura par exemple droit à la couverture qui bouge comme si elle était en carton, ou au verre dans le lequel le liquide ne bouge pas en buvant (le rêve de tout alcoogeek, le verre infini !).
Au niveau du game play, de nouveau, très inégal : les actions contextuelles fonctionnent plutôt bien (même si on notera parfois certaines touches qui apparaitront à un endroit qui les rend illisibles, ou qu’on devine plus qu’autre chose), mais le déplacement des personnages est pénible au possible, et le syndrome Tomb Raider (et paf, un mur dans la gueule… aussi connu sous le nom de “syndrome Ayrton Senna”) souvent présent.
Le scénario par contre devrait vous tenir en haleine et vous donner continuellement envie d’aller voir ce qui vous sera révélé au chapitre suivant. Riche en rebondissements en tout genre, et même si l’espèce de twist sur l’identité du tueur m’a personnellement laissé un peu perplexe, le scénario est vraiment prenant, et fait plaisir dans un contexte de jeux vidéos qui ont souvent tendance à négliger ce point.
Heavy Rain dispose également d’un bon potentiel de rejouabilité, dû à ses nombreux embranchements dépendant des choix que vous ferez. Ceci dit, le potentiel risque d’être difficile à convertir, et il s’agira plutôt de petits chapitres rejoués autrement de ci de là, mais j’aurais personnellement bien du mal à me replonger à nouveau dans l’histoire complète en connaissant déjà l’identité du tueur et le chemin principal du jeu.
Sony prévoit des contenus téléchargeables disponibles dans un avenir proches, et qui devraient nous permettre d’en savoir un peu plus sur certains personnages rencontrés, ce qui constitue plutôt un bon point, même s’il faudra de nouveau sortir la Visa.
Au final, encore une fois, Heavy Rain constitue une expérience de jeu unique, et à recommander, même si loin d’être parfaite.
Foncez les nerds !
Commentaires (4)







J’suis pas convaincu. Le concept est pas mal mais lorsque j’ai joué à la démo, paf le mur, tu peux pas marcher droit et faire du QTE pour n’importe quoi, au bout d’un moment c’est chiant…
Quand il sera à 30 euros, pourquoi pas.
Oui c’est le soucis, mais la démo ne permet pas de vraiment entrer dans l’histoire, une fois que tu es dedans (à défaut d’entrer dans Madison), tu te prends au jeu et les déplacements sont juste une anecdote un peu frustrante au milieu du tableau.
De toute façon, j’ai de quoi faire au moins jusqu’en Avril avec FF13 et Resonance of Fate.
Plus tard donc et d’occaz comme pour Alien Versus Predator.
Ha oui ça, pour le moment il y a une kyrielle de bons jeux !