Grotesque : la critique de Nerd qui fait mal, très mal….
Posté le August 24, 2010 par cap de xai 66
* Titre original : Gurotesuku
* Année de production : 2009
* Durée : 1h13
* Réalisateur : Kôji Shiraishi
* Acteurs : Hiroaki Kawatsure, Tsugumi Nagasawa, Shigeo Osako
[u][i]Sypnosis :[/i][/u]
Un fou va kidnapper un jeune couple et va s’amuser à les torturer chacun leur tour juste pour son plaisir personnel. Sa panoplie d’instruments diverses et variés ne seront rien face à son imagination débordante et perverse.
Avec un titre aussi “particulier”, on se doute qu’on va tomber dans un film d’où l’on se sortira pas indemne (grand-guignolesque, comique, tragique… A vous de choisir…)
Déjà le “Unrated” sur la cover du film annonce la couleur
En hors-d’oeuvre, on a droit à une grande violence au bout de trois (oui, 3 !!) minutes de film (perso, ca m’a surpris et dérangé…): l’attaque de nos protagonnistes par leur tortionnaire à grands coups de marteau dans la tête… comme ca, à froid, sans prévenir…
On est plus habitués à ce genre d’entame (voire ce genre de film) sur le territoire cinématographique de l’Oncle Sam alors que là, que nenni, ca tronçonne, ca coupe, ca ampute, ca éclabousse, ca cloue feu à volonté durant 1h05 pour une durée de film de 1h15 : chaud patate, moi, je dis….
Ça commence délicatement avec divers ustensiles (marteau, aiguilles, scalpel, tronçonneuse, ciseaux, clous dans le désordre…) avec une musique classique en total décalage me rappellant des scènes-cultes d’Orange Mécanique…
Si vous ne supportez pas la vue du sang, aussi artificiel soit-il, fuyez ce film : la dernière fois qu’on a vu autant de liquide, il était bleu & c’était sur Titanic…
Une petite séance d’onanisme pour “détendre” l’atmosphère vu que les 2 tourtereaux étaient quand même bien excités et se préparaient à aller assouvir quelques bas-instincts lorsqu’ils ont fait la connaissance du gentil monsieur ponctue allégrement ce film.
Quand le chirurgien psy-pervers-atteint (barrer la mention inutile) annonce que la vraie douleur arrive, on le croit sur parole et là, l’artillerie lourde de la torture délicate et précise est sortie
Le médecin reste d’un calme olympien en parlant de ce qu’il va leur faire endurer, son visage ne tressaillant d’aucune émotion…
Une alternance de suggestion de douleur hors-camérai & des gros plans bien gores pour se faire un trip sadique font qu’en fait, on a la maxime “Plus c’est gros, plus ca passe” qui est vérifiée : du gnad-guignol sanguinolent.
Dégoutant, dérangeant oui mais artistique quand même pusisque le ton employé est volontairement comique et on sort plus détendu qu’horrifié de ce film…
Tourné caméra à l’épaule version REC, BlairWitch et consorts, afin d’être plus vrai, Grotesque n’est pas “beau” mais le cadre et les images en font une certaine forme d’art qui le mettent plus haut que les références du genre japonais mais malgré cela en deça des super-productions hollywoodiennes de la mort qui tue et qui fait mal…
Alors, je vais vous dire que oui, il ne faut pas mettre Grotesque devant tous les yeux au vu de l’extrême violence et cruauté de certains images.
Ambiance malsaine à la Saw, décors sales à la Hostel, cela ne suffit pas à dire que bah, c’est du déjà-vu, on connait : il y a des images bien crades et une ambiance réaliste qui choqueront un public incapable de faire la différence entre cinéma & réalité.
Ma note : 7.5/10 car beaucoup de déjà-vu mais le tournage fait qu’on est encore supris et dérangé par certaines scènes sinon cela aurait mérité moins
Trailer :
Subissant un WebWasher (genre de contrôle parental engendrant une censure du fait de la violence et du gore de certains films dont celui-ci fait partie) au travail, je poste cet extrait sans trop pouvoir le visionner mais ayant vu le film, je reconnais la scène… ![]()
Entrez à vos propres risques psychologiques…
Commentaires (1)








[...] baffe : encore une surprise plaisante : mix entre Wolf Creek (slasher australien également), Grotesque et Carrie, un bon film avec une folie latente qui se déchaine, une ambiance d’inceste… Un vrai [...]