[Test] White Knight Chronicles II (PS3)

Posté le August 22, 2011 par

Et ouais j’ai l’impression que vous allez en bouffer du White Knight Chronicles. Après l’épisode sur les origines sorti sur PSP, voici les chroniques du Chevalier Blanc épisode PS3.

 

 

Rares sont les J-RPG sur consoles Next Gen, à croire que les combats au tour par tour effrayent les éditeurs, pour l’instant je dois avouer qu’à part Lost Odyssey et Tales of Vesperia sur xBox 360 rien ne m’a marqué. Bon disons le tout de suite, le jeu ne plaira pas à qui recherche l’originalité. L’ensemble est d’un classicisme sans nom, histoire, bestiaire, combats, on est en territoire connu, c’est du vu et revu MAIS !

Sorti en Europe il y a un an et demi environ, j’avais entendu parler de manière maussade du premier opus de la série. Aux vues des premières images, j’étais plutôt enthousiaste, le jeu se présente comme un J-RPG des familles, évoluant dans un univers médiéval /Steam-Punk pas dégueu, avec de belles cinématiques, une bande-son épique, bref, tout pour plaire à l’amateur de RPG old-school que je suis. Mais bizarrement, et un peu refroidi par les critiques, je passais à côté du jeu. Et voilà, qu’un an et demi plus tard, le deuxième volet de la saga qui était censé au départ être une trilogie, atterrit entre mes mains, Pof. Coincidence, signe du hasard… je ne crois pas. Non je crois plutôt qu’une destinée hors du commun s’ouvre à moi, et que je me devais de revêtir ma plus belle armure pour vous parler de ce jeu.

Bon déjà je vous vois venir, “Oui mais j’ai pas joué au 1 ça sert à rien que j’achète le 2 ou que je m’y intéresse”. FAUX. En effet, les gentils monsieurs de Level 5 nous propose dans le boitier la version intégrale du premier épisode en version remasterisée. Au lancement du jeu vous avez donc le choix de commencer à 0 sur le premier disque ou directement au niveau 35 avec le 2ème. (mais bon honnêtement quel intérêt de commencer par le second sans connaître un broc de l’intrigue…)

Suite à mes heures passées sur le jeu, mon avis a quelque peu changé, et j’ai été assez déçu de la deuxième partie du jeu comme je l’explique  en bas du test.


HISTOIRE

Une jeune garçon bossant dans une fabrique de vin voulant aider la princesse du royaume du coin se retrouve au cœur d’un conflit mondial mettant en présence des forces enfouies depuis des millénaires. Hum… ouais l’orphelin qui a en lui un pouvoir mystérieux et un destin sans précédent, comme postulat de base, c’est pas original pour un sou, l’enlèvement de la princesse non plus, et le “Your princess is another castle” encore moins. Oui parce que vous l’aurez compris, vous allez devoir vous farcir chaque patelin de la carte, pour une fois la zone vidée de ses mobs, voir la princesse se faire emmener de force sous vos yeux. Par contre, la trame sous-jacente à savoir l’histoire de ces chevaliers des temps anciens, d’énormes méchas liés à une âme humaine devenant ainsi contrôlables, suscite la curiosité et recèle le réel intérêt de l’histoire.

A savoir aussi qu’au tout début du jeu, on vous propose de créer votre propre personnage, tout est personnalisable ou presque, c’est plutôt pas mal fait, et on peut vraiment y passer du temps. SAUF QUE. Le bonhomme sur lequel vous venez de passer 52mn a le rôle le plus minable qui soit, à savoir le meilleur copain du héros… il n’a aucun charisme, aucune interraction avec qui que ce soit, il se contente d’être là comme un benêt à suivre son pote pêté de pouvoir et de mystère. C’est la grosse déception. (bon je suis un peu sévère parce que ça sera votre avatar dans le mode multijoueur donc appliquez-vous quand même). Et pourtant, j’ai accroché. C’est diablement efficace pour qui aime l’héroico-fantasy bon enfant, le RPG old-school à la Dragon Quest ou les vieux FF, on y prend goût ou pas et pour ma part, j’ai tout de suite eu envie d’avancer dans le jeu.


GAMEPLAY

Vous déplacez votre personnage et ses 2 comparses sur les zones d’une carte avec une vue à la 3è personne. Chaque zone est relativement vaste, dès le début du jeu, on peut passer du temps à farmer comme un porc en parcourant les premières prairies. Les ennemis sont tout de suite visibles, vous avez alors le choix d’entamer le combat ou d’essayer de les éviter, mais la plupart du temps ils vous verront et vous courseront. Dans l’hypothèse où vous décidez de leur mettre une rouste, un cercle apparaît vous laissant le choix de sélectionner soit un coup/un combo/un sort/un objet/une attitude, vous devez alors attendre que la jauge entourant le cercle soit complète avant de pouvoir porter le coup. C’est cet hybride temps réel / tour par tour qui a été vivement critiqué sous prétexte de rendre le jeu mollasson. Pour ma part je ne suis pas vraiment d’accord, en général je trouve les combats d’Action RPG, brouillon et confus, alors que dans WKC, le fait de pouvoir prendre un peu de temps pour choisir le bon coup ravira certainement plus les aficonados de RPG à l’ancienne, c’est un peu une sorte d’Active Time Battle des vieux FF.

Le vrai problème des combats pour ma part vient de la gestion des persos contrôlées par l’IA, qui est souvent frustrante. D’une part, switcher entre les persos en cours de combat est relativement galère, et d’autre part, leur façon d’agir ne dépend qu’une des 5 stratégies mises à notre disposition (A fond – économie – priorité guérison etc). La plupart du temps, on se retrouve à foncer dans le tas avec son héros et prier pour que nos 2 comparses balancent les bon sorts au moment M. A côté de ça, grâce à des points de compétence, vous pouvez faire évoluer vos persos comme bon vous semble dans une des 8 branches mises à votre disposition (épée, lance, bâton, magie élémentale etc), vous êtes relativement libres, même si certains persos semblent avoir des prédisposition, c’est à vous de sentir vers quoi ils se destinent le plus et de faire les bon choix (sachant que l’on peut à tout moment repartir à 0 sur un perso en réattribuant ses points de compétence comme bon nous semble… et ça c’est pas un mal, car il m’a fallu plusieurs essais pour me rendre compte que mon équipe était un peu bancal).

Dans ces compétences, vous débloquez des coups spéciaux, des sorts, des aptitudes, et vous pouvez justement attribuer une vingtaine de ces coups dans la barre de combat de chacun de vos persos, ce qui vous permet d’alterner rapidement coup/magie défensive/soin, selon vos besoins. Des combos peuvent également être créés en combinant des coups d’une même catégorie.

Lorsque certaines conditions sont réunies, votre héros peut prendre le contrôle d’un des chevaliers précités, s’en suit une cinématique très Power Rangerienne, vous vous retrouvez donc au contrôle d’une énorme mecha dont les dégâts seront bien plus redoutables que votre gringalet de héros. Pour résumer, il faut s’habituer un peu au système de combat, on peut être frustré de l’attente entre les coups ou de la gestion des autres persos, mais si le reste du jeu vous plait, vous passerez vite outre. (et puis c’est assez jouissif de placer des bons gros combos sur des trolls qui font 6 fois votre taille).


GRAPHISME

Décidément tout dans ce jeu est polémique, ça marche vraiment au “tu adhères ou tu détestes”. D’un côté, les cinématiques sont vraiment bien foutues, nombreuses et empreintes d’épicité, l’introduction du jeu incite à l’imersion totale, et du fait qu’elles soient nombreuses et souvent longues, elles sont également….. squizzables !! Et ça c’est cool, parce que se retaper 8mn de cinématique quand on a perdu sur un boss c’est rageant (non Eternal Sonata, je ne parle pas de toi). Et de l’autre côté les graphismes du jeu en lui-même… alors là, c’est vrai qu’ils font un peu vieillissant comparés aux prods actuels, surtout concernant les personnages, on est loin d’un FFXIII, mais bon entre sa conception et la date de sortie il s’est aussi écoulé de précieuses années. Par contre les différentes villes et zones sont plutôt bien faites, parfois un peu vides mais agréables à l’oeil.


BANDE-SON

Autant les musiques sont vraiment bien foutues, suffisamment entrainantes et discrètes, autant j’ai trouvé les bruitages, vachement cheap. Ca fait un peu ploc-ploc quand tu marches.


En gros, un bilan vraiment positif, une première partie que j’ai torchée en un peu plus de 30h, il y avait longtemps que j’avais pas autant accroché à un RPG. Du coup bien parti sur ma lancée je continue l’aventure sur White Knights Chronicles II… et là ça se gâte.

Tout ce qui est Gameplay, Graphisme, Musique ne changent pas puisque le WKC 1 proposé, a été remastérisé sur les bases du 2, mais au niveau du jeu lui-même, de l’aventure, Wow, j’ai l’impression de m’être bien fait enflé, je vous explique.

En gros, à part le tout début de cette deuxième partie, on se contente par la suite de vous faire retraverser TOUTES les zones déjà faites dans le 1 mais à l’envers. On se refarcit donc toutes les zones, les chemins, les villages, et vous n’avez même pas la possibilité de vous téléporter au lieu suivant, vous êtes réellement obligé de traverser et combattre les mêmes ennemis qui sont comme par magie devenus aussi fort que vous. Et parlons-en des ennemis, au début de l’article je disais trouver le bestiaire varié… oui, non, en fait, celui-ci se résume à 80% au final à guêpes/araignée/scorpions/fleurs et géants seuls les squelettes bien relous font leur apparition. Ah oui et du coup, si vous avez ouvert tous les coffres lors de votre premier parcours, et bien inutile de repartir à la recherche de nouveaux trésors, vous vous retrouverez face à des coffres désespérément vides… ce qui n’incite pas à une seconde exploration.

Donc pour l’instant, après avoir fait les 3/4 de WKC 2, j’avoue avoir vraiment eu envie d’abandonner tellement on se fout de moi, seule l’histoire me pousse à continuer et encore, faut s’accrocher.


BILAN

Un jeu qui promettait de belles choses pour les amateurs de RPG classiques, ne recherchant pas forcément l’originalité mais qui aiment se laisser entraîner dans des aventures épiques. Mais passée la première partie, on a surtout l’impression d’un jeu bâclé, pour lequel  les développeurs n’ont pas eu trop envie de se casser la tête à créer de nos nouveaux environnements, ça pue le recyclage à plein nez. Si vous enchaînez les 2 parties, il va vous falloir du courage pour digérer le fait de se retaper tout votre parcours à l’envers. Mais bon, ayant peut-être plus misé sur la section online du jeu, c’est quand même dommage d’avoir sacrifié toute une partie de leur jeu.

Donner une note s’avère quelque peu difficile, 8/10 si on se cantonne à la première partie, mais autour de 5/10 si on prend le jeu dans sa globalité. Refaire tout le jeu à l’envers, on se demande l’intérêt.

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