5150, rue des Ormes : l’avis critique d’un nerd
Posté le December 26, 2011 par cap de xai 66
5150, RUE DES ORMES
Infos :
Année de réalisation : 2009
Public: Tout public
Genre: thriller
Durée: 1h50
Pays: Québec
Réalisation: Eric Tessier
Avec: Marc-André Grondin, Normand D’Amour, Sonia Vachon, Mylène St-Sauveur, Elodie Larivière, Catherine Bérubé, Normand Chouinard, Louise Bombardier, Pierre-Luc Lafontaine
Prix du Film Fantastique de Gérardmer 2009
Synopsis :
Le 5150, rue des Ormes se situe au bout d’une petite rue tranquille dans une petite ville québécoise sans histoire.
Suite à une chute de vélo & blessé, Yannick se retrouve, malgré lui, séquestré dans une famille menée d’une main de fer par le patriarche, Jacques Beaulieu, maniaque & manipulateur qui souhaite faire justice aux personnes qui l’entourent en désignant qui sont les justes et qui sont les non-justes qui méritent la mort.
Son épouse, Maude Beaulieu, lui obéit autant qu’à Dieu et sa fille, Michelle Beaulieu, 16 ans, s’affirme de plus en plus, menaçante et insoumise.
Son autre fille, Anne Beaulieu, 7 ans, au regard vide, renvoie constamment Beaulieu à sa propre culpabilité.
Yannick Bérubé est donc emprisonné dans cette maison.
Le père de famille propose alors un marché à Yannick : s’il arrive à le battre aux échecs, il pourra s’en aller librement
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Les films de ce pays étant assez rares, et fan du genre, je m’y suis jeté dessus; sans aucun regret !
Tiré du livre de Patrick Sénécal à qui on doit déjà “Oniria” & “Les 7 jours du talion” (déjà sorti en film aussi et que je dois voir), 2 livres que j’avais déjà lus, j’avais hâte de voir un nouvel opus…
Bon, un livre de plus à acheter pour comparer avec l’adaptation ciné…
Comme je l’ai vu en VO, désolé pour nos cousins québécois mais l’accent & les mots rapidement prononcés peuvent rendre la compréhension difficile (surtout lors des scènes où tout est crié de rage, douleur, hormis les “fuck”, il faut tendre l’oreille pour comprendre…), les expressions employées peuvent déstabiliser mais une fois immergé dans le film, on le remarque moins, tant on est absorbé…
Très bon thriller qui m’a bien tenu en haleine : Beaulieu est machiavélique et froid à souhait, sachant diriger en se montrant ferme & détaché, subtil
On voit une évolution de l’impact de celui ci sur Yannick pour arriver à un final paradoxal et surprenant; un genre de Dexter façon outre-Lac Ontario…
Le synopsis rappelle un peu The Loved Ones : le jeune kidnappé, la famille qui s’en mêle, tortures, humiliations, douleurs, etc..
Par contre, les parties filmées façon confrontation psy/onirico-fantastiques sont longues et cassent un peu le rythme du film…
Incontestablement, le grand soin accordé aux mœurs et à l’évolution des personnages, à leurs caractères détaillés tout en subtilité, est l’arme majeure du film, et lui confère énormément d’intensité, le jeu des acteurs étant tout simplement époustouflant, façon Say Yes, où le cynisme, la douleur et torture psy côtoient l’innocence, le hasard et la révolte.
Du moment où la descente à la cave est filmée, on a l’impression de descendre en Enfer pour le final…
C’est sobre, maitrisé, simple, efficace; on en redemande et les 110mn passent très vite…
On stresse, on angoisse, on lutte avec le jeune Yannick mais c’est aussi (“un peu”) drôle de voir le décalage entre la réalité & la réalité de Beaulieu : si vous ne le voyez pas, vous ratez un très bon film loin du sang des Saw mais bien torturé avec une petite pointe de Hard Candy : un vrai coup de cœur…
Ma note : 08/10
Trailer :
Commentaires (2)









[...] permettent de juger ce qui est juste ou pas, qui doit vivre ou non (se référer à ma critique de 5150, rue des Ormes ), on oublie de suite le cliché lubrique (éteignez vos yeux obsédés) du fantasme de la femme [...]
[...] j’avais déjà lu Oniria et Les 7 jours du Talion. J’avais vu avec surprise et plaisir 5150, rue des ormes. Or, sur ce coup, je suis un peu déçu : en effet, beaucoup trop de libertés ont été prises par [...]