The confession : L’avis critique d’un Nerd.
Posté le July 1, 2012 par Bundef
Web-série américaine de Kiefer Sutherland réalisée par Brad Mirman en 2011.
Avec Kiefer Sutherland et John Hurt.
Série déjà disponible en DVD et Blu-Ray depuis le 26 juin 12.
Le Synopsis :
Un tueur à gages explique à un prêtre, durant ses confessions, pourquoi ses victimes méritaient de mourir…
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Histoire :
Comme c’est une web-série, on a donc droit ici à un format court, 10 épisodes de 6 minutes, autant dire que pour raconter l’histoire, on ne perd pas de temps, aucune scène n’est inutile et tout à sa place pour servir l’histoire. Un homme entre dans une Eglise et se retrouve dans le confessionnal avec le prêtre et lui annonce que la veille, il a tué un homme et qu’il recommencera aujourd’hui. Le tueur veut essayer de comprendre pourquoi Dieu laisse faire ce genre de chose mais aussi justifier ses actes car pour lui, ses victimes méritaient de mourir. Le prêtre va lui, essayer de le remettre sur le droit chemin. De là, une discussion va s’engager avec une partie théologique et les questionnements sur Dieu (bon normal, on est dans une église) entre un croyant et un non croyant, rien de nouveau, les arguments sont ceux qui ressortent habituellement mais la mise en scène arrive à nous les restituer de manière forte. Puis le tueur va raconter quelques-uns de ses crimes mais également ses bonnes actions le tout sous forme de flash-backs, sorte de confession puis peu à peu les rôles vont basculés et le confessé ne sera plus celui que l’on pense. Les 2 hommes essaient de se comprendre l’un l’autre mais quand ceux-ci sont totalement opposés (croyance, morale, …) il est difficile de ne pas trouver de l’incompréhension surtout avec une telle tension, l’un veut sauver des vies, l’autre les prend. Nous avons affaire ici à un huis-clos entrecoupé de scènes de crime et même si ça reste un poil trop classique dans le déroulement et la fin de l’histoire, je trouve ça vraiment bien mené et ça gomme ces défauts…
Les acteurs :
Il n’y a que 2 acteurs principaux, les autres ne sont pas suffisamment présents pour vraiment parler d’eux. On peut quand même dire que leur jeu était largement au-dessus de la moyenne et sans fausse note. John Hurt en prêtre compatissant et dévoué mais qui va aller piocher dans beaucoup d’émotions différentes est vraiment très bon. Kiefer Sutherland, après la série 24 qui est parait-il plutôt bonne, change de registre et joue ici un tueur à gages froid et plein de questions. La rencontre de 2 personnages comme ceux-là en ressort forcément grandie et l’histoire avec.
Autres remarques :
Le format court est ici très bien exploité (et voulu par les auteurs) alors arriver à la fin après tout juste une heure, on ressent un peu un goût de trop peu et on aurait voulu un vrai film d’au moins une heure trente mais meubler avec 5 épisodes de plus aurait sûrement « détendu » un peu trop l’histoire. Vous avez d’ailleurs le choix pour le visionnage, en mode film (1heure) ou en mode épisodes (10*6min donc) avec les « previously on The confession ». A savoir également, cette série est un projet original et développé par Kiefer Sutherland dans lequel il joue mais est aussi producteur, de là à dire que ‘est son bébé, il n’y a qu’un pas… L’Eglise choisit pour le tournage est la même que celle pour le film le Parrain, la classe, non ?
Détails techniques :
Version originale sous-titrée français et vf disponibles (les 2 sont plutôt bonnes mais bon, la vo restera toujours supérieure). 4 minis bonus (scène supplémentaire, interviews de Kiefer Sutherland et la bande annonce), moins de 10 minutes le tout. Les coulisses du tournage (30 minutes). Rien de folichon, j’ai envie de dire mais comme le produit final est un format court, on ne peut pas avoir des heures de bonus, on va dire que ça va ensemble. Edité et distribué par aventi.
Conclusion :
Une histoire classique et maîtrisée, des acteurs excellents, des questions philosophiques et sur Dieu (les 2 camps sont bien représentés croyants et non croyants), on reste scotché du début à la fin sans sourciller et quand le générique arrive, on se dit déjà ? Et si on trouve ça trop court, ça veut dire que c’était forcément bien. Ma note, 8/10.





