[Test] Sleeping Dogs (PS3)
Posté le September 8, 2012 par SoPa1978
Date de sortie : 17 août 2012
Dévelopeur : United Front Games
Distributeur : Square Enix
Genre : Aventure, Action, Open World
Multijoueur : non
Format : BR, DVD, Téléchargement
Support : PS3, XBOX360, PC
Fiche IMDb (France) : http://www.imdb.fr/title/tt2241982/
Version Testée : PS3 (Blu-ray)
Synopsis : Wei Shen est un policier américain originaire de Hong Kong qui semble traîner avec lui un passé douloureux. De retour à Hong Kong, ce dernier entreprend d’infiltrer un gang local par le biais de Jackie Ma, un ami d’enfance, afin de remonter jusqu’à la tête d’un grand groupe mafieux et ainsi, le démanteler.
Impossible de parler de Sleeping Dogs sans faire référence au cinéma Hongkongais dont ce jeu s’inspire grandement. Que ce soit John Woo et des films comme Hard Boiled et The Killer, ou bien encore Alan Mak et sa très célèbre trilogie Infernal Affairs, les références et inspirations sont très nombreuses, tant du point de vue de l’action que du scénario. Ce n’est pas la première fois que le cinéma Hongkongais influence le jeu vidéo, comme il a influencé le cinéma international, mais peu d’exemples ont encore pu marquer l’histoire moderne des jeux vidéos. Il y a bien eu Strangehold produit et réalisé par John Woo lui même, ou encore Max Payne dont l’action est fortement influencée par le travail de John Woo. Il y a eu également Shenmue II qui offrait pour la première fois une aventure en open-world en plein coeur de Hong Kong, mais nous n’avons encore jamais eu droit à une combinaison de ces genres dans un seul et même jeu. Ajoutez à ça une dose de Grand Theft Auto et vous obtenez Sleeping Dogs. Le jeu offre donc des phases d’aventure, ponctuées par des niveaux tournés vers l’action et l’interaction avec votre environnement, dans l’île de Hong Kong. Et cette île est vaste…
Vous incarnez le rôle de Wei Shen, dont on sait peu de choses au début sinon qu’il était policier à San Francisco avant de revenir à Hong Kong afin de travailler en infiltration. Peu à peu et tout au long du jeu, le personnage principal va se révéler au joueur, découvrant son passé difficile et ce qui a pu l’amener à revenir à Hong Kong, au milieu de ses racines. Plutôt beau gosse et malgré ce lourd passé, tout semble réussir à Wei Shen. Très bon combattant à mains nues, sachant également manier les armes avec aisance et beau parleur, il sait tirer parti de ses avantages pour obtenir ce que son travail peu nécessiter, quitte à outrepasser les lois et l’éthique policière. Il vous arrivera donc régulièrement de faire feu sur les gangs rivaux, de voler des voitures, de détruire des biens publics ou de devoir fuir la police comme un simple criminel. Vous devez gérer trois niveaux de compétences tout au long de votre parcours, chacun dépendant de vos actions tout au long des missions ou des évènements du jeu. Chaque compétence dépend de votre expérience de criminel (Triad), de policier (Cop) et de “beau-gosse-attitude” (Face), la première étant la plus difficile à faire progresser car elle dépend directement des missions liées aux Triades, alors que votre expérience de policier dépend des missions d’infiltration, de nombreuses mini-missions et également de votre comportement général pendant toutes les autres missions (votre score est à fond au début de chaque mission et diminue si vous commettez des fautes comme renverser un piéton, voler un véhicule, ou encore endommager un bien public). Quand à votre expérience de “beau-gosse-attitude”, elle se remplit très facilement par le biais de mini-missions annexes et vous permet d’accèder à une plus grande garde robe, mais surtout à être plus efficace lors des combats à mains nues. Il est en effet possible au joueur de modifier sa tenue et ses accessoires, ce qui permet parfois d’augmenter vos chances pendant les combats (Note de Nerd : Volontaire ou non, l’une des tenues qui augmente vos chances pendant les combats n’est pas sans rappeler celle du héros de Shenmue.), ou votre score durant une mission, certaines tenues offrent également des réductions lors de vos achats de vêtements ou de véhicules. Du côté des véhicules, il existe diverses catégories (A, B, C et D) influant sur la vitesse, et deux types : les 2 roues (du scooter 50cc à la moto de course 2000cc) et les 4 roues (du pot de yaourt à la voiture de sport, en passant par la limousine ou la camionnette). Tous les véhicules ne sont pas disponibles à la vente, il vous faudra donc en voler quelques uns pour vous y essayer (cela fait d’ailleurs partie des mini-missions annexes). Tout cela se prête parfaitement au tourisme vidéoludique qu’offre ce jeu…
Hong Kong est une île vaste et marquée, dans le jeu, par 4 zones principales : North Point, Central, Kennedy Town et Aberdeen. Les décors et paysages sont variés et on a très rarement une impression de déjà vu lorsque l’on passe d’un environnement à un autre, contrairement à d’autres jeux en open-world (Infamous, par exemple, pour n’en citer qu’un). Entre le marché de nuit, le quartier des affaires, les marinas et leurs sampans, les petites ruelles, les plages et les parcs, il y a vraiment beaucoup à voir dans ce jeu et les missions se déroulent dans différents lieux de la ville, même si elles sont souvent centralisées autour d’un point de départ commun. C’est d’ailleurs en vadrouillant dans la rues, sous certaines conditions météorologiques et/ou temporelles, que vous pourrez entrer en contact avec certains évènements du jeu (Par exemple, il arrive qu’un patron de restaurant vous fasse signe lorsque vous passez devant son restaurant pour l’aider à se débarrasser d’un client un peu éméché). Et non seulement les paysages changent, mais l’environnement également, entre pluie et soleil, jour et nuit, votre visibilité et le contrôle de votre véhicule s’en retrouveront influencés. Ces même véhicules ne sont pas tous très maniable, c’est vraiment en s’y essayant que vous pourrez vous habituer à leur maîtrise, cela s’avère d’ailleurs nécessaire afin de réussir les 17 courses clandestines disponibles dans le jeu. Pour ce qui est de se repérer dans la ville, vous êtes équipé d’une carte complète avec un système de navigation, et vous aurez toujours à l’écran, une sorte de radar vous permettant de suivre les activités en cours, autour de vous (policiers en vadrouille, évènements ponctuels, ennemis, etc…). Il y a également de nombreux objets éparpillés sur tout Hong Kong qui vous permettent d’augmenter votre niveau de santé, de combat et d’argent, mais leur recherche est grandement simplifiée par le déblocage progressif d’un système permettant de les repérer sur la carte (il suffit donc de se rendre aux points indiqués).
Si l’ambiance visuelle est plutôt réussie et détaillée, l’ambiance sonore est plus sommaire. Tout comme dans Grand Theft Auto, vous avez plusieurs stations radio à votre disposition lorsque vous êtes véhiculé. Du rock à la musique classique en passant par la pop et le Hip Hop Hongkongais, tout le monde y trouvera son compte, même si on semble avoir vite fait le tour des différents morceaux des diverses playlist. Il n’empêche qu’il y a un côté particulièrement jouissif à jouer les dangers publics tout en écoutant “La chevauchée des Walkyries” de Wagner ou encore “La lettre à Elise” de Beethoven, comme un air d’Orange Mécanique. En dehors de ça, la musique est peu présente tout au long du jeu. En dehors des missions, pas de musique d’ambiance, et même lors de ces missions, cette dernière n’est pas très présente, ce qui est dommage car je trouve les thèmes plutôt intéressants et ils auraient apporté beaucoup au jeu si ils avaient été plus utilisés tout au long de l’aventure. Par contre, excellent travail sur le doublage du jeu, très réussi. Les acteurs sont justes et les dialogues particulièrement bien travaillés. Il faut dire que l’on retrouve des noms assez connus du cinéma : Tom Wilkinson, Tzi Ma, James Hong ou encore Lucy Liu. Will Yun See, qui prête sa voix à Wei Shen, est également une bonne surprise, très bon travail de sa part (Note de Nerd: Byron Mann et Robin Shou sont également de la partie… mais si souvenez vous, ils sont respectivement Ryu et Liu Kang dans les films Street Fighters et Mortal Kombat). Hélas, même si les dialogues sont bien travaillés et si les acteurs font du bon travail, il y a un gros problème avec ce genre de production, mais je reviendrai là dessus plus tard, en faisant un parallèle avec le cinéma.

Si j’veux, la meuf là, j’la pécho grave au départ de la course et elle va pas s’en remettre ! Surtout ses jambes…
Parlons un peu de la maniabilité maintenant, car elle est loin d’être parfaite. Il y a plusieurs mode de jeu, suivant l’action et/ou la mission en cours. Si les combats demandent un peu d’entraînement afin de maîtriser les enchaînements et de capitaliser ses points Triad en variant les attaques, ils restent assez simples et le plaisir est bien présent lorsque l’on arrive à casser en deux plusieurs adversaires parmi la douzaine qui vous entoure, lors d’un “Combat Club”. Vous pourrez également débloquer de nouveaux coups (ou plutôt, apprendre à les maîtriser) en découvrant les statuettes de votre maître un peu partout dans Hong Kong. Comme expliqué plus tôt, la conduite demande aussi de l’entraînement, et là, par contre, c’est un peu plus frustrant de ne pas réussir à maîtriser parfaitement certains dérapages, ou pire, sa direction pendant certaines scènes d’actions en voiture ou à moto. Vous serez amené à utiliser des armes à feu également, du magnum 45 au lance grenades, sans oublier les AK-47 et autres fusils à pompes. Si l’utilisation des armes, lorsque vous êtes à pieds, se fait assez facilement, avec des bullet time bien sympa, c’est autre chose lorsque vous êtes dans une voiture ou sur un deux roues. Le problème étant surtout le changement de combinaison des boutons et leur manque de logique : L2 et R2 à pieds, puis L1 et R1 une fois véhiculé. C’est parfois troublant, et il m’est souvent arrivé de me tromper de bouton en pleine action. En plus de cela, on doit parfois conduire tout en tirant, on a donc les doigts sur le bouton R2 pour accélérer, sur L1 pour viser et sur R1 pour tirer (sachant que si votre arme n’est pas automatique, il faut appuyer autant de fois que vous voulez tirer). Heureusement, le bullet time est très facilement enclenchable pendant ces phases de conduite (il suffit de viser correctement les véhicules ennemis) et aide à s’y retrouver un peu plus facilement dans ce bordel ambiant, mais il n’est pas rare de se prendre un rail de sécurité ou un mur. Autre chose frustrante, à mon goût, pendant le jeu, c’est qu’il n’y a qu’un seul bouton action (la croix) pour courir, sauter, grimper, etc… on est donc obligé de suivre les actions prédéfinies par le moteur du jeu ce qui retire énormément à l’impression de liberté donné par le système d’open-world (même si ce n’est pas le seul jeu à connaître cet handicap). En dehors de ça, les rares, mais très frustrant, bogues sont également de la partie, rien de nouveau ici. Heureusement, ils se font vite oublier et restent anecdotiques.
Après avoir parlé du jeu en détails, je vais m’éloigner un peu du sujet pour parler des références cinématographiques qui ont inspiré ce jeu et essayer d’expliquer pourquoi le jeu vidéo c’est bien, mais il faut arrêter de vouloir faire comme au cinéma tout le temps parce que ce n’est pas la même chose et que parfois ça ne passe vraiment pas. Alors si tu t’en fous un peu, ami lecteur, libre à toi de te rendre directement à la conclusion, mais on sait tous que si tu viens sur ce blog c’est aussi pour lire des opinions personnelles et intéressantes de Nerds qui ne semblent pas avoir mieux à faire que de débattre de choses sommes toutes futiles. Alors pour se mettre dans l’ambiance, réécoutons le thème principal du chef d’oeuvre de John Woo, The Killer :
Voilà, vous êtes à Hong Kong, vous sentez la pluie chaude d’un été moite, vous percevez dans l’air des odeurs de poudre, votre magnum winchester calibre 45 dans la main, rongé par les remords d’une amitié bafouée et d’un travail qui ne semble plus fait pour vous. Bref, vous êtes dans un film de John Woo et Sleeping Dogs s’est fortement inspiré de ces ambiances pour son scénario. Les références à Hard Boiled et The Killer sont nombreuses. Par exemple, une scène de course poursuite en bateau n’est pas sans rappeler celle de The Killer où Chow Yun Fat tente d’échapper à Danny Lee, tous les deux sur des hors-bords. Une autre rappelle la fameuse scène en plan séquence, dans un hôpital, de Hard Boiled. Hard Boiled a également inspiré, de nombreuses manières, le déroulement de certaines actions, comme les courses poursuites en moto, les scènes de combats dans des hangars, les explosions et autres fusillades. On peut aussi trouver dans le jeu, une influence de la trilogie Infernal Affairs, du fait que l’on ait à faire à un policier infiltré, mais le scénario n’est pas aussi poussé, et le personnage de Wei Shen est plus proche de celui de Tony Leung, toujours dans Hard Boiled.
Si Hard Boiled est l’un des films les plus aboutis de John Woo du point de vue de l’action, je lui reproche un manque d’approfondissement des personnages, sûrement dû aux nombreuses réécritures du scénario. Mais il y a une scène et une performance de Tony Leung qui sont inoubliables dans ce film. Le moment où son personnage se retrouve confronté à un choix cornélien entre son travail de policier et sa couverture parmi les Triades, obligé d’éliminer celui qui était devenu un ami. Cette scène est simple, mais le jeu de Tony Leung et la caméra de John Woo prennent dans ces plans toute leur splendeur et c’est, pour moi, ce qui fait la force de John Woo et non pas uniquement les scènes de ballets de boulettes (à prononcer avec la voix d’un méchant tiré de Nicky Larson). Et justement c’est là que Sleeping Dogs se vautre méchamment. En voulant essayer de retranscrire dans son scénario des éléments humains, des relations fraternelles entre les personnages, des scènes dramatiques ou encore des éléments tragiques et cornéliens, le jeu se plante complètement car si le doublage est réussi, comme je l’ai déjà énoncé plus tôt, cela ne suffit pas du tout à retranscrire tous ces sentiments. En effet, le jeu de l’acteur sert le scénario, et là, on a à faire à des pantin. Même si les animations sont bonnes, on est loin d’un corps qui s’exprime et respire, et encore plus loin d’un visage qui peut changer d’expression et de profondeur. Il y a entre autres, une scène entre Wei Shen et Winston Shu qui aurait pu être intéressante mais qui ne passe pas du tout car on n’arrive pas à s’attacher à ces personnages comme on pourrait le faire pour les personnages d’un film. De même, plus tard, avec Oncle Poe et son discours sur la fraternité, on l’écoute avec attention, mais on n’y croit pas. Il faut dire aussi que certains dialogues se déroulent pendant l’action du jeu, c’est à dire que votre personnage et ceux qui l’entourent discutent pendant que vous avancer dans le jeu et si parfois on peut conduire tout en écoutant ce qui se dit, il est beaucoup plus difficile de suivre une conversation lorsque l’on a les armes à la main et que l’on tire sur tout ce qui bouge (sans parler du fait que tous les dialogues du jeu mélangent l’anglais et le cantonnais, ce qui oblige à lire les sous-titres à moins de maîtriser les deux langues).
C’est un des autres problèmes du jeu vidéo qui veut copier le cinéma. On ne mélange pas les dialogues avec une scène d’action, de même, le montage d’un film aide souvent à résumer et comprendre une idée sans noyer le spectateur dans des dialogues interminables, et c’est quelque chose que le jeu vidéo ne semble pas pouvoir faire… sinon, on se retrouve devant une scène cinématique et, à mes yeux, ce n’est plus du jeu car on est passif devant son écran. Au final, on se retrouve avec des jeux qui, en voulant copier le cinéma, oublie l’essentiel : l’amusement. Si le scénario et l’esthétique d’un jeu sont importants, l’essentiel pour moi se trouve dans le plaisir que l’on en retire à y jouer et non pas à le contempler. C’est peut-être old school comme raisonnement, mais réfléchissez-y et demandez vous ce qui vous a amusé dans les jeux des générations précédentes et comparez avec ce qui vous prend le plus de temps lorsque vous êtes devant votre écran aujourd’hui : entre les tutoriels avant de vraiment plonger dans l’action, les cinématiques, les crédits à la fin du jeu (sur Scott PiIlgrim ma manette PS3 a eu le temps de se déconnecter avant d’arriver à la fin), etc… on se demande si l’essentiel du développement d’un jeu est bien placé là où il devrait l’être. Un film n’est pas un livre, un jeu vidéo n’est pas un film, ce sont des divertissements différents à mes yeux, et si l’on peut parfois trouver du plaisir en mélangeant les genres, il ne faut pas que cela devienne une règle d’or, sinon, on perd l’essence même de chacun de ces plaisirs. Chacun doit pouvoir inspirer l’autre sans pour autant marcher sur ses plates bandes.
Pour conclure : Si Sleeping Dogs n’est pas un mauvais jeu, bien au contraire, on était en droit de s’attendre à mieux. On a parfois l’impression d’avoir à faire plus à une compilation de mini-jeux ou de jeux peu aboutis, qu’à un véritable jeu complet. Entre les parties de Mastermind pour hacker une caméra de surveillance (que vous avez peu de chance de manquer), le fait de jouer de la manette analogique comme si l’on tournait le verrou d’un coffre fort ou encore les parties de poker Mah Jong, on a l’impression que les développeurs ont juste cherché à combler les trous. Il y a également les courses qui n’apportent rien au jeu, ou le karaoke qui ressemble à un mauvais StarSing sans micro (Et puis voir un gars tough comme Wei Shen, policier émérite le jour et voyou la nuit, chanter “Girls Just Wanna Have Fun” en se trémoussant, c’est un peu déroutant). Même impression sur certains détails du scénario qui ne se révèlent au joueur que si il prend le temps de lire la trentaine de fiches d’information débloquées tout au long des missions (si j’ai envie de lire, je prends un bouquin ou un liseuse, j’ai pas envie de me casser les yeux et perdre mon temps à le faire sur ma TV). Ajoutez à cela le fait que certaines missions consistent à aller d’un point A à un point B, sans recherche/réflexion de la part du joueur, on a l’impression d’être pris par la main tout du long et la seul liberté qu’il nous reste vraiment dans le jeu, c’est celle d’écraser les piétons et de jouer aux policiers/voleurs lors des courses poursuites qui s’en suivent (comme le tout premier GTA en vue de dessus, il y a plus de 10 ans maintenant). C’est vraiment dommage, car on sort du jeu frustré et pourtant, on en redemande. Comme un mauvais cupcake qui a l’air sympa à vue d’oeil, mais qui ne nous a pas donné la dose de sucre recherchée. Je n’aime pas trop non plus, avec ce style de jeu, le fait que l’on ne puisse pas plonger dans l’action plus rapidement. J’aime les jeux de combats et Sleeping Dogs nous en propose de très sympathiques, mais on est loin d’un Double Dragon ou, plus récemment, Scott Pilgrim où il suffit de faire trois pas pour se retrouver entouré d’ennemis et alterner coups et projections, sans que les combats se terminent ou bout de deux minutes. Donc voilà, j’ai joué à Sleeping Dogs, je me suis bien amusé dans l’ensemble, j’ai fini le jeu à 100%, mais je ne pense pas y retoucher un jour, à moins que ce soit avant la sortie d’une éventuelle suite.
Note : 7/10
Edit : J’ai oublié de préciser que pour finir le jeu à 100%, il m’a fallu un peu moins de 44 heures et pour ce qui est des missions principales, elles doivent prendre tout au plus 15 heures.
En bonus, l’un des morceaux tiré de la B.O. du jeu avec un clip aux couleurs de Hong Kong qui colle parfaitement à l’ambiance générale de Sleeping Dogs :











