[Test] L’Attaque des Titans : Wings of Freedom (PS4)

L’Attaque des Titans, c’est avant tout un manga à succès puis une série animée qui marche aussi très bien. Voici maintenant son adaptation sur consoles next-gen et PC. Voici notre avis :

Sur la bordure extérieure se trouve Maria, en se rapprochant du centre on croise Rose, puis pour atteindre le cœur Sina reste à franchir. Trois murs pour protéger ce qu’il reste de l’humanité. Trois murs pour les empêcher de pénétrer. Trois murs pour ne pas se faire dévorer. Nous sommes au milieu de l’an 800 dans le district de Shiganshina avec notre héros Eren Jäger. Contraint de vivre enfermé sous la surveillance du mur Maria, Eren rêve désespérément d’explorer le monde. Malheureusement, à l’extérieur les titans rodent. Invisibles depuis plus d’un siècle, ils décident sans raison apparente de réapparaitre et par le biais d’un titan colossal de s’introduire dans le district d’Eren. C’est là que tout bascule et que notre histoire commence. Pour faire court, les titans ont la fâcheuse tendance à grignoter les humains. Pas pour se nourrir ni pour se défendre, mais juste par ce qu’ils semblent programmés pour ça. Notre héros et ses deux acolytes Mikasa et Armin, se retrouvent sans famille, désireux d’éradiquer ce fléau surdimensionné. Tiré du manga Shingeki no Kyojin, l’attaque des titans : les ailes de la liberté, nous est délivré par le studio OMEGA Force. Une histoire originale, des monstres géants, l’humanité à sauver, les ingrédients sont parfait pour un bon repas vidéo ludique.

Editeur : Tecmo Koeilattaque-des-titans-wings-of-freedom
Développeur : OMEGA Force
Sortie France : 26 Août 2016
Genre : Action

Tout d’abord, difficile d’aborder un jeu comme AOT sans parler de l’histoire. Pour ceux qui connaissent le manga, ou l’adaptation animée, pas de surprise, le jeu suit fidèlement la première partie de l’histoire. Pour ceux qui ne connaissent pas, pas de problème, la narration est assez complète et on n’aura pas de mal à suivre l’histoire (en condensé forcément). Le jeu va ainsi suivre les grandes étapes de l’apprentissage d’Eren. Après une petite mise en situation (cinématique plutôt réussie, dialogues avec les compagnons d’armes, tutoriel camouflé en séance d’entrainement), vous serez prêt à attaquer votre première mission. On passe alors successivement par différents types de phases : mission ; dialogues libres ; cinématiques. Ce n‘est pas très original mais ça fonctionne et cela permet de bien dérouler toute l’aventure. A noter que le jeu dispose également de phases d’explorations qui permettent de gagner des items, d’améliorer vos personnages et votre équipement.

Bon d’accord, on a une histoire qui tient la route mais la question est de savoir si le gameplay est à la hauteur. En effet, la particularité d’AOT est le dynamisme. Les combats entre humains et titans sont aériens et rapides donc autant le dire difficile à retranscrire sur une manette. Dans AOT on appelle cela la tridimensionnalité. Une touche grappins pour s’accrocher sur les murs ou les arbres, une touche pour lâcher du gaz et se propulser vers l’avant, une touche pour attaquer et le tour est joué. AOT relève plutôt bien le défi. Au début on est un peu dérouté, mais après quelques minutes de jeu, l’effet est étonnant. On s’envole au-dessus de la ville avec une facilité déconcertante. Il est vrai que par moment, notre personnage vient langoureusement embrasser les murs et se retrouve un peu perdu. A d’autres, la caméra a du mal à suivre. Mais dans l’ensemble ça va vite, les petits effets de flou, d’expulsion de gaz, et de mouvement sont vraiment immersifs, seul point noir : la technique. AOT est en effet perfectible graphiquement. On se rend compte que pour faire du vite il a fallu limiter les détails graphiques. Quand ça bouge ça passe, mais quand la cadence ralentie c’est plutôt léger. Après, dans AOT on ne fait pas dans le détail ! On est là pour en découper.

Avec le jambonneau, vous voulez autre chose ?

Et oui, le principe d’AOT est de taillader de l’humanoïde géant pour lui passer l’envie de chiquer de l’humain. Pour cela, on dispose donc de nos grappins pour s’accrocher aux molosses. Combiné à notre réserve de gaz cela nous permet de foncer vers notre cible et de lui envoyer un bon coup d’épée bien placé. Pour équilibrer l’ensemble on trouve dans AOT plusieurs jauges qui correspondent aux ressources clés du manga. Une jauge pour les épées et une autre pour le gaz. Lors des combats, vos épées s’émoussent et votre gaz s’échappe. Une fois vos ressources consommées vous pourrez utiliser votre réserve ou encore vous ravitailler auprès de compagnons sur le champ de bataille. En plus de cela il y a votre niveau de santé, les coups spéciaux, la gestion de l’équipe, l’armement annexe. Cela fait pas mal d’informations à l’écran mais finalement on s’habitue assez facilement. Vous l’aurez compris, côté action, AOT envoie du lourd. D’accord, par moment au détriment de la lisibilité mais ça reste jouissif. Problème, les titans eux-mêmes, d’accord physiquement c’est cohérent mais physiologiquement il y a un souci : ils ne sont pas très dangereux les gros jambonneaux. Par moment, on est plus proche du boucher charcutier que du militaire explorateur. Heureusement, certains d’entre eux sont plus coriaces et possèdent des particularités qui élèvent un peu le débat. Cela permet d’atténuer le sentiment de redondance du jeu. Pour cela, AOT possède également un atout de choix. Une belle collection de personnages jouables parmi les membres du bataillon d’exploration. Et qui dit personnages différents, dit capacités différentes. Force, adresse, tactique, ça varie et ça « change » un peu le style de jeu. C’est plutôt sympa ! De plus ceux qui ont des préférences pourront s’amuser à faire des sorties libres en exploration avec le personnage de leur choix… Bonne idée. Autre point important, s’en vouloir spoiler l’histoire, vous aurez également le plaisir de manipuler les capacités « très spéciales » d’Eren (ceux qui connaissent l’histoire, même de loin, comprendront). Ca donnera lieu à quelques passages épiques.

Bon, après l’effort le réconfort… D’accord quand on vit dans un monde qui ressemble au bol d’apéricube du géant vert il y a peu de réconfort mais quand même, dans AOT par moment on ne se bat pas. Et là, on se détend avec ses collègues de régiment. Petites discussions pour comprendre l’histoire, achats, améliorations d’équipements, missions secondaires d’exploration, on trouve dans les campements tout ce qu’il faut pour devenir le parfait petit explorateur. Même si dans AOT l’interface n’est pas très jolie (pour ne pas dire vilaine), elle est plutôt simple. On comprend vite comment fonctionne la gestion des améliorations, des ressources de la garnison, des capacités des héros. Franchement, on fait vite le tour des réglages et quelque part ce n’est pas pour déplaire. On est là pour sauver l’humanité pas pour faire du tunning de bouteilles de gaz et d’épées.

Pour terminer, AOT nous offre une expérience vraiment originale. Bien entendu par le fait qu’il s’appuie sur un manga avec une trame plutôt inédite mais également par le gameplay. AOT va vite avec aisance. Visuellement, c’est perfectible, les textures manquent de finesses, la caméra à des fois du mal à suivre, c’est par moment brouillon. Malgré cela, AOT est très agréable à jouer. On aime s’envoler pour découper du grand comme du petit géant. Il reste fidèle à l’œuvre originale ce qui n’est pas rien. AOT wings of freedom n’est pas un pas de titan pour l’humanité mais un joli petit pas dans ce qu’on espère être le premier épisode d’une nouvelle série.

Ma note : 7/10

Test réalisé par Nico

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