[Test] Killing Floor 2 (PS4)

Killing Floor 2 est la suite de Killing Floor premier du nom. Aussi gore et violent que son prédécesseur, il permet au joueur de replonger dans le chaos qui suit une expérience ratée en Europe, et de se débarrasser de quelques monstruosités.

Editeur : Deep Silver
Développeur : Iceberg Interactive / Tripwire Interactive
Sortie France : 18 Novembre 2016
Genre : FPS
Thème : Post-apocalyptique | Monstres
Classification : +16 ans
Modes : Jouable en solo / Multi en ligne / Multi en coopératif


Découper, démembrer, désosser, apprentis bouchers, charcutiers amateurs, soyez les bienvenus chez Tripwire dans le deuxième opus de Killing Floor. Pour ceux qui ne connaissent pas il s’agit d’un jeu clairement orienté multijoueur où l’objectif premier est la survie. En effet, dans l’univers de KF, le monde va mal, des créatures rodent dans tous les sens pour grignoter ce qui reste d’humain. Heureusement, des gens « intelligents » ont trouvé des âmes charitables prêtes à se sacrifier pour combattre les hordes de monstres peuplant notre planète bien aimée. Vous l’aurez compris c’est à ce moment précis que nous intervenons dans l’histoire. Nous les mercenaires, les héros, les fous furieux…

Je vous en mets une tranche ou deux ?

Attention, ne nous emballons pas trop quand même. Une histoire ? Il faut le dire vite. Et oui, la planète en détresse, les méchants monstres qui mangent des gentils humains, tout cela n’est en réalité qu’un prétexte pour jouer avec des armes à feu ou des armes de poing. KF2 est un jeu qui fonctionne par round un peu comme un bon vieux jeu de combat. L’idée de base est plutôt simple, vous vous retrouvez seul ou accompagné d’une petite escouade au beau milieu d’une map post apocalyptique. Au début vous vous baladez tranquillement lorsqu’une petite voie vous murmure dans l’oreillette : « attention les Zeds arrivent » (ça c’est la personne « intelligente » planquée dans son petit labo, pas nous quoi !). Le but ? Tous les massacrer ! Les Zeds sont des espèces d’expériences scientifiques ratées, un mélange entre des zombies et des humains enrichis au plutonium. En vérité, dans KF2 peu importe leur provenance, la seule chose qu’on remarque très vite c’est qu’ils ne sont pas là pour faire connaissance. Vague après vague les ennemis vont ainsi vous agresser et tenter de littéralement vous manger. Une fois la marée passée (attention, ça c’est la partie histoire) le papa de la joyeuse famille d’irradiés va débarquer pour tenter de vous dissuader de toucher à ces petits monstres. Voilà en résumé ce qui vous attend. Autant le dire directement, jouer seul à KF n’a pratiquement aucun intérêt. Il n’y a pas de scénario, pas de quête, pas de princesse à secourir, seulement du Zeds à éradiquer.

A chaque fois plus nombreux, les Zeds possèdent tous leurs petites caractéristiques. Des rampants, des empoisonneurs, des bourrins, des gros, des petits… Le bestiaire de KF2 est bien fourni et plutôt varié (dommage quand même qu’il n’y ait que 2 boss !). De plus, en fonction du niveau de jeu, leurs capacités propres varient également. Quelque part cela est une très bonne chose car dans ce type de jeu les ennemis ne brillent pas par leur intelligence donc s’ils ne se renouvellent pas un minimum on en fait vite le tour. De plus, le jeu propose un armement assez complet. Complet de part leur utilisation mais également de part leurs effets sur les ennemis (un zombie ça se découpe bien mais un molosse en armure beaucoup moins !). Entre chaque vague vous aurez un temps limité pour dépenser l’argent gagné pendant le combat pour parfaire votre équipement. Et là ça devient plus tactique car dans KF2 les ressources sont assez limitées. Munition, protection, armes plus puissantes, vous ne pourrez pas tout avoir. Si vous n’avez pas brillé lors de l’assaut alors dommage pour vous, la vague suivante sera encore plus difficile. KF2 ne fait pas dans la dentelle. Les mauvais meurent ! Les bons survivent.

Y’a le mauvais chasseur : y voit un truc qui bouge : y tire …

Les meilleurs survivent c’est vrai mais en vérité pas très longtemps. Ici plus que jamais l’union fait la force car sans une vraie cohésion d’équipe le flot de monstres torturés aura forcément raison des joueurs même les plus méritants. KF2 propose la possibilité de jouer jusqu’à 6 joueurs. Chaque joueur choisi une classe (il y a dix classes différentes). Chaque classe possède ses propres capacités, ses possibilités d’évolution, ses ustensiles de nettoyage perso. Pour progresser il vous faudra effectuer des actions propres à votre classe. Bien entendu dégommer des ennemis mais pas que. En effet, pour progresser dans KF2 il vous faudra aussi choisir la classe qui correspond le plus à votre manière de jouer. Si vous prenez un médecin (classe que personne ne prend en générale !) et que vous ne faites que taillader des ennemis à grand coup de sabre vous n’allez pas vraiment progresser. Un fou furieux qui découpe du zombie rampant ça fonctionne, un tireur d’élite qui cuisine du globe oculaire à distance, ça fonctionne, le soigneur lui bah… Il doit soigner. Pour gagner, il faut que votre équipe gagne. Pour cela, les classes doivent être équilibrées. C’est une bonne chose pour ceux qui ont déjà une équipe soudée pour les autres c’est vite plus compliqué et beaucoup moins marrant. On se retrouve à tirer un peu dans tous les sens pour sauver sa peau. On utilise les autres joueurs pour prendre le temps de respirer. On récupère les munitions sous le nez de ses compagnons d’armes. Quand sa barde vraiment on va se cacher dans un coin de la carte en espérant ne pas se faire enfermer… Finalement tout le monde meure c’est énervant.

KF2 paraît donc très bourrin dans un premier temps, puis il devient assez technique. En plus de connaître l’armement, les monstres, les classes il vous faudra aussi bien assimiler les cartes. En pleine rue, sous la neige, dans des souterrains, les niveaux sont assez divers. Rien de bien original mais le boulot est fait. Malgré la grande quantité d’ennemis le jeu ne souffre pas. Les graphismes ne sont pas parfaits mais au vue de l’intensité des combats on n’a pas vraiment le temps de profiter du paysage. KF2 fait du gore pas du beau et cela sans concession. Murs, plafond, sols, l’ensemble se tapisse vague après vague de morceaux de viande plus ou moins fraîche. Surtout il ne faut pas s’attendre à autre chose. Entre les coups de feu, les musiques hardcore, le sang partout, les ennemis par dizaine, ça ne s’arrête jamais. Si bien que très rapidement si vous n’êtes pas dans l’ambiance le jeu devient plus pénible qu’autre chose.

Clairement KF2 ne fait pas dans la demi-mesure. Il met les joueurs au défi. Orienté coopération seuls les meilleurs avec une équipe cohérente pourront en apprécier la profondeur technique et tactique. Pas le choix, pour atteindre un bon niveau il vous faudra en apprendre un maximum sur les différents ennemis, sur les cartes, sur les armes et les classes. Pour les autres ça va être compliqué. A moins d’adorer le hardcore et le massacre de monstres, le jeu vous défoulera quelques parties avant de vous énerver plus qu’autre chose. Cuisiner du monstre cru à toutes les sauces c’est sympa quand on aime le tartare, sinon attention à l’indigestion.

Ma note : 7/10

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